Portée par les transitions technologiques, énergétiques et environnementales, l’ingénierie confirme son rôle stratégique dans les territoires. L’étude de l’OPIIEC, soutenue par Atlas, identifie les compétences à anticiper dans les bassins d’emploi.
Des compétences techniques aux compétences humaines : ce que les entreprises attendent
Face aux transitions en cours, les entreprises d’ingénierie interrogées dessinent les contours des compétences à développer d’ici 5 ans. L’intelligence artificielle appliquée à l’ingénierie arrive en tête, citée par 53 % d’entre elles. Elle est suivie de l’analyse de données (37 %) et de l’ingénierie environnementale et du bilan carbone (35 %), qui reflètent la double évolution du secteur : plus de numérique, plus d’enjeux écologiques.
Mais la technique ne fait pas tout. Les entreprises accordent une place centrale aux compétences transversales : la capacité d’adaptation face aux changements technologiques (58 %) et la gestion de projets et le pilotage multi-acteurs (55 %) sont ainsi les plus citées. Dans des territoires où les projets associent des acteurs de plus en plus variés, savoir s’adapter et coordonner devient aussi déterminant que maîtriser un outil.
Trois axes pour agir
Pour répondre à ces besoins, l’étude formule 8 préconisations, organisées autour de trois leviers complémentaires :
- Adapter l’offre de formation initiale aux nouvelles réalités du métier,
- Développer la formation continue pour accompagner les compétences déjà en poste,
- Renforcer l’attractivité des métiers de l’ingénierie.