Tout au long de leur vie active, les salariés se constituent une épargne formation, via leur Compte personnel de formation (CPF). Ils peuvent l’investir à tout moment pour accroître leur niveau de qualification ou sécuriser leur employabilité. Les formations financées par leur CPF peuvent être suivies sur leur temps de travail en accord avec vous. Quel intérêt pour votre entreprise ? Quelle est la marche à suivre ? Explications.

CPF : les entreprises sont aussi concernées !

Créé par la loi n°2014-288 du 5 mars 2014 « relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale » le Compte personnel de formation (CPF) est mobilisable par les salariés tout au long de leur vie, y compris en période de recherche d’emploi ou d’inactivité. Il est alimenté jusqu'à 500 euros par an (et jusqu’à 800 euros pour un salarié non qualifié ou travaillant en Établissement et service d’aide par le travail-ESAT).

S’ils sont en poste, les salariés peuvent mobiliser leur CPF en co-construisant leur projet avec leur employeur. Quelle que soit la taille de votre entreprise, vous êtes donc concerné par ce dispositif qui doit d’ailleurs être pris en compte dans votre politique RH et de formation.

Lorsqu’il est co-construit, le CPF, en plus de permettre la montée en compétences d’un salarié, peut être un levier pour apporter des réponses efficaces aux besoins de votre entreprise !

Quelles formations pour le CPF ?

Il peut s’agir d’une formation qualifiante, mais aussi :

  • d’un bilan de compétences 
  • d’un accompagnement VAE (Validation des Acquis de l’Expérience)
  • d’une préparation à l’épreuve du code de la route ou du permis de conduire 
  • d’un accompagnement à la création d’entreprise, etc.

Le rôle de l’entreprise dans la mise en œuvre du CPF

Un salarié peut-il faire une demande de formation sur tout ou partie de son temps de travail ? Oui ! Mais il a besoin de votre accord. Vous avez 30 jours calendaires pour donner une réponse à votre salarié (sans réponse de votre part, cela signifie que vous êtes d’accord). Si le temps de formation ne s’effectue pas sur son temps de travail, votre accord n’est pas nécessaire. 

Vous pouvez ensuite accompagner votre salarié dans son projet en vous posant avec lui les bonnes questions : quel est son objectif professionnel ? En quoi le CPF peut-il l’aider à le concrétiser ? Vous pouvez également vérifier avec lui que son souhait de formation est bien éligible au CPF. Si votre salarié est un peu perdu, encouragez-le à solliciter le service d'un conseil en évolution professionnelle (CEP). Ce service est gratuit et accessible dans toute la France auprès de : 

Bon à savoir !

Si votre entreprise emploie plus de 50 salariés et que vous ne respectez pas vos obligations en matière d’entretien professionnel, chaque salarié pourrait bénéficier d’un « abondement correctif », c’est-à-dire d’un enrichissement de son CPF de 3 000 € à verser à la Caisse des dépôts et consignations qui abonde le compte des salariés.